En période électorale, la relance de la natalité et la gestion des services de garde s'imposent au cœur des débats politiques québécois.
Devant le manque criant de places en garderie et au coût de la vie qui appauvrit les jeunes parents, les partis proposent diverses mesures incitatives, allant de chèques directs à la bonification de l'allocation familiale pour les familles nombreuses.
Toutefois, la recherche scientifique nuance l'impact de ces aides financières directes: si elles provoquent parfois une hausse temporaire des naissances, elles peinent à soutenir le taux de fécondité à long terme.
En parallèle, l'efficience du modèle actuel des CPE suscite de vives discussions quant à ses coûts administratifs face aux garderies privées subventionnées. Pour assurer un soutien durable aux familles, le Québec devra concilier incitatifs financiers, accessibilité aux services de garde et gestion rigoureuse des ressources publiques.